L’abeille noire

L’abeille noire (Apis mellifera mellifera) est une sous-espèce – une variété de l’espèce Apis Mellifera, littéralement l’abeille porteuse de miel.
L’abeille noire est issue d’une sélection naturelle imposée par des conditions environnementales très dures.

Ces colonies, « championnes de l’évolution », sont des descendantes directes de celles ayant survécu de la dernière glaciation (-10 000 av JC).

Appauvrissement de l’environnement, pollutions chimiques dans l’air et le sol, importations massives de millions d’abeilles étrangères à usage annuel, et tant d’autres facteurs de notre époque font disparaître peu à peu nos abeilles indigènes par les maladies nouvelles (parasites, virus…) ou étranges (CCD) qu’elles développent.

Notre association milite pour un environnement riche en biodiversité mellifère et pollinifère, et une conduite des abeilles au plus proche de la nature.

Depuis des dizaines d’années, des chercheurs de l’INRA, du CNRS, et d’éminents apiculteurs sélectionneurs de plusieurs pays écrivent que les abeilles doivent être sélectionnées régionalement, sous risque de rapides déconvenues : les métissages mal contrôlés produisent des comportements imprévisibles et décevants. Malheureusement pour la France, ce sont en 2011 des abeilles grecques qu’on voit installer sur les toits parisiens, ou des argentines au bord des champs… par milliers ! Avec la conséquence d’un affaiblissement génétique inouï, et une filière apicole française qui produit 2,5 fois moins de miel qu’il y a 15 ans…

À des fins médiatiques et commerciales, ces importations d’abeilles inadaptées aux micro-climats français diminuent toute biodiversité locale durable. Elles desservent tout développement durable en apiculture, et favorisent la fragilité des colonies métissées avec ces abeilles étrangères, jusqu’à leur disparition que les marchands s’empressent de remplacer moyennant finances, par des essaims importés.

L’association l’Abeille de compagnie oeuvre pour la protection et de développement de colonies d’abeilles noires en zone rurale.

 

L’éventuel nourrissement des abeilles doit être limité à 3,5 kg de succédané par ruche pour une année et soit fabriqué à partir de sucre de canne bio. Le sirop de nourrissement « conventionnel » est, quant à lui, fabriqué à partir de blé ou de maïs …

La lutte contre l’acarien Varroa s’effectue uniquement avec des produits autorisés en bio, comme par exemple le thymol (par évaporation). La principale matière active utilisée en apiculture conventionnelle est un pesticide : l’amitraze, un acaricide/insecticide puissant!

La mutilation telle que le rognage des ailes de reines est interdite.

Le miel n’est jamais chauffé.

Les ruches doivent essentiellement être constituées de matériaux naturels ne présentant aucun risque de contamination pour l’environnement ou les produits apicoles.

La cire utilisée doit provenir d’unités de production biologiques et ne concentre donc pas de nombreux résidus chimiques fixés au fil du temps.

Les réserves de miel et de pollen suffisantes pour assurer l’hivernage doivent être laissées dans les ruches au terme de la saison de production.